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mardi, 11 mars 2008

Il y a encore des pavés à lancer(4)

Ma page de notes est toujours en panne chez cet hébergeur : barre-outil inopérante, fonctions aperçu et correction des commentaires également, plus d'icône photo et on ne répond pas à mes messages presque quotidiens...
Je vous invite donc sur mon autre blogue dont vous trouverez le lien dans ma liste des blogues lyonnais.

lundi, 10 mars 2008

Merci M'sieur le maire

La collection de printemps à la marque de l'UMP s'est mal vendue à Lyon, sauf au rayon vestes.
Ce qui nous a permis de garder notre maire. Notre maire, Gérard Collomb, c'est tout à fait l'opposé du mari de Carla et à Lyon on aime bien se distinguer du prêt-à-porter parisien.

Notre maire, ce n'est pas un agité, il ne vit pas des effets d'annonce ou de coups spectaculaires. À son élection en 2001, on a même ironisé, surtout dans les journaux nationaux, sur son prétendu immobilisme. Certains attendaient un Delanoë Bis. Et bien non, ce n'est pas trop le genre de la maison lyonnaise et trois mois plus tard nous n'avions pas de Lyon-Plage...mais l'an dernier nous avions nos berges du Rhône superbement aménagées.

(Il y a encore des pavés à lancer : Hautefort ne m'a pas rétabli la possibilité d'intégrer des photos.)


Collomb ne s'est pas précipité dans la rupture, il a plutôt continué la politique de son prédécesseur, Raymond Barre, qu'il avait souvent soutenue comme pour l'installation du tramway. Il a pris ses marques, observé et s'est bien entouré.

C'est le contraire d'un bling-bling. Discret, modeste, gros bosseur. Un profil de personnalité qui va bien aux lyonnais. Même s'ils ont voté à 54% Sarkozy. Et pourtant il innove : les vélovs, très appréciés, repris à Paris, un festival de musique électronique et aussi Les Subsistances, haut lieu de création et de recherche pluri-culturelle. Un maire qui n'a pas eu peur d'augmenter de façon significative le nombre de logements sociaux dans Lyon intra-muros.

Colomb est passé au premier tour : ça, en revanche, c'est grâce à Perben, son adversaire.

Perben est arrivé à Lyon se croyant auréolé de prestige national. Ancien garde des Sceaux, appréciez l'honneur qui vous est fait, provinciaux lyonnais. Mais ça ne se passe comme ça à Lyon : on préfère notre maire à plein temps, tout dévoué à sa ville et sans ambitions nationales. Collomb se tient d'ailleurs à bonne distance de l'appareil politique du PS.
Mais surtout Perben a payé hier soir une "saloperie" qu'il a faite à quelqu'un de son camp. Pour mettre un pied à Lyon, il a éjecté de son poste de député Christian Philip, et s'est fait élire à sa place, dans sa circonscription. Christian Philip est quelqu'un de très respecté. C'est le petit-fils du grand Résistant, André Philip dont la famille est reconnue pour sa droiture. Or Perben s'est retrouvé, sur la 3ème circonscription, opposé au frère de Christian Philip qu'il avait évincé. Thierry Philip, cancérologue défendait la liste Collomb et a battu Perben à plates coutures. Moment d'émotion quand il a déclaré sur France 3 : "ce soir je pense à Christian". Pour une fois la trahison n'a pas été récompensée.

Je n'ai pas l'habitude de parler politique sur ce blogue n'ayant pas compétence pour le faire mais je constate aussi que l'UMP n'est jamais parvenue à s'installer à Lyon, pas plus que le RPR.
Lyon n'est pas une ville jacobine. Humaniste et centriste, fortement marquée dans le passé par les chrétiens sociaux. Une ville qui a toujours gardé son indépendance et ne veut pas être dirigée par les états-majors parisiens, de quel que bord qu'ils soient.

Soirée électorale qui m'a réjouie, mon mari trouvant un autre motif de satisfaction : la victoire de l'OL sur Bordeaux.

dimanche, 09 mars 2008

Commencer la semaine en douceur

J'ai encore des pavés à lancer car ma page pour écrire des notes sur Hautetfort est TOUJOURS en panne et je dois être la seule à avoir encore des problèmes. Mais ce sera pour plus tard.
Un petit mot s'est glissé dans ma tête ce week-end, tout en douceur et tout de douceur.
Samedi soir, j'avais à la maison ma petite-fille, bientôt quatre ans, et mon frère.
Au moment où elle est allée se coucher, mon frère lui a dit : "Fais-moi un mimi".
J'ai eu l'impression de ne plus avoir entendu ce mot, familier dans mon enfance, depuis une éternité.
Pourquoi les mots meurent-ils, eux aussi, surtout quand ce sont des mots de tendresse et de douceur ?

vendredi, 07 mars 2008

Terminer la semaine avec humour

J'aurais pu terminer en râlant contre Hautefort et lancer un nouveau pavé.
Mais j'ai préféré cette note d'humour que m'a envoyée une amie enseignante !


      Proposition d'annonce pour un répondeur d'établissement scolaire :

 " Bonjour et Bienvenue dans l'école de votre enfant. Vous avez rejoint le service automatisé de l'école. Dans le but de mieux répondre à vos besoins et de vous permettre de parler à la bonne personne, veuillez écouter le menu suivant avant de faire votre sélection :> -

Pour vous plaindre de la cantine, *faites le 1*.
Pour vous plaindre du transport scolaire, *faites le 2*.
Pour mentir au sujet de l'absence de votre enfant, *faites le 3*.
Pour excuser le fait que votre enfant n'a pas fait ses devoirs, *faites le 4*
Pour vous plaindre de ce que nous faisons, *faites le 5*.
Pour vous plaindre de ce que nous ne faisons pas, *faites le 6*
Pour demander la démission d'un ou de plusieurs enseignant(s), *faites le 7*.
Pour demander que votre enfant change d'enseignant pour la 3ème fois cette année, *faites le 8*.
Pour demander pourquoi vous n'avez pas reçu les documents qui étaient déjà inclus dans votre lettre de convocation ainsi que dans les précédents bulletins de compétences qui vous ont été postés, *faites le 9*.
Pour vous plaindre d'une claque donnée par un enseignant alors que vous auriez dû le faire vous même, *faites le 0*.  
Si vous voulez que nous élevions votre enfant à votre place ou à la place de votre téléviseur,  * tapez sur la touche # *.
Si vous réalisez que vous êtes dans le vrai monde, et que votre enfant doit être responsable de ses actions, de ses devoirs en classe et à la maison, et que ce n'est pas la faute de l'enseignant de votre enfant si celui-ci ne fournit pas d'effort, alors...
... Vous pouvez raccrocher ! -  
 
Nous vous souhaitons une belle journée!"




jeudi, 06 mars 2008

Jouons...

Il y a quelques semaines, Laurence m'a taguée sur son blogue pour m'inviter à un jeu dont voici la règle.

" Dans ce jeu très simple et pas évident en pratique, il faut écrire dans son prochain article, 7 choses sur soi, bien sûr et secrètes évidemment ! Mais ce n'est pas tout! On doit ensuite recopier la règle du jeu, puis laisser à la fin de l'article les noms de 7 blogueurs et les prévenir du tag ainsi commis."

C'était une période plutôt de blues et comme je n'aime pas trop les jeux j'ai eu du mal à me décider. Mais j'aime bien Laurence alors c'est fait !

1- Je suis d'une distraction maladive. C'était le grand sujet de plaisanterie en salle des profs même si je n'ai, en fait, jamais perdu une seule copie d'élève.
Un exemple : à l'occasion de mon premier voyage en Mauritanie, j'ai décidé d'ôter des vêtements à l'arrivée à Nouakchott. J'ai oublié sur le siège de l'avion ma pochette avec passeport, argent et billet de retour. Bien sûr je m'en suis aperçue au contrôle de l'arrivée. Comme c'est un petit aéroport, j'ai couru comme une malade sur le tarmac, sous les yeux ébahis de tout le monde et dans l'avion j'ai tout retrouvé.
Il m'est arrivé aussi de mettre un chèque à la poubelle sauvé in extremis.

2-Je suis plutôt désordonnée, pas dans ma tête, car je ne perds jamais rien. C'est ainsi que je compense les problèmes liés au point 1

3- J'ai l'art de procurer à mon mari des excuses plausibles pour les "pocs" que je fais sur la voiture, même quand on voit les traces de la peinture du portail. Mais il n'est sans doute pas dupe.

4- Quand je suis seule j'adore lire en mangeant.

5- J'ai des rites pour me coucher, comme les enfants, mais je n'irai pas jusqu'à dire lesquels. Pourtant j'aime dormir !

6- Je déteste la voiture, j'adore le train et les gares ferrovières.

7- Mon blogue a eu un article dans les pages Lyon de Marie-Claire avec une belle photo d'Anne-Sophie Zicka. il soulignait que j'étais atypique dans la blogosphère lyonnaise, dont le blogueur-type est un homme de moins de 40 ans et très branché informatique. Voilà pourquoi je regrette de ne pas rencontrer plus de Lyonnais sur les blogues.

Et maintenant, qui taguer ?

Alors là ! Choix difficile ! Car il y a certains blogues que j'aime beaucoup mais dont les auteur(e)s risqueraient de ne pas apprécier ce genre d'amusement et n'auraient pas envie de participer.
J'espère que les tagués accepteront de jouer le jeu sans m'en vouloir !

Je propose :
Stéphane, Choubine, Bruno des Lucioles, Fanchon, Rony, Noelle, Louis-Paul.

mercredi, 05 mars 2008

Lire Khaled Hosseini

Il y a longtemps que je n'ai pas parlé de lecture, trop occupée par les changements de Hautetfort.
J'ai lu le roman tout récent
"Mille Soleils Splendides"
de Khaled Hosseini
dont j'avais apprécié "Les Cerfs-volants de Kaboul".
Mieux encore que Les Cerfs-volants ce second roman nous permet de comprendre l'histoire contemporaine de l'Afghanistan, à travers deux femmes qui partagent le triste destin d'appartenir au même homme. L'histoire se déroule sur trente ans de bouleversements politiques éclairant les raisons de l'arrivée des talibans. Un engrenage politique terrible, lié à la prédominance de l'esprit tribal.
Je ne vous raconterai pas l'histoire de ces deux femmes pour ne pas déflorer l'habile suspens de Khaled Hosseini, je préfère évoquer les découvertes que j'ai faites dans ce roman.
Toute une page de cette récente histoire de l'Afghanistan m'était inconnue, en particulier celle entre la fin de la guerre avec l'URSS et l'arrivée des talibans. Période peu médiatisée en France. Après le départ des Soviétiques, le pays a été la proie d'une guerre civile intense provoquée par les chefs de guerre ou moudjadins, qui bénéficiaient d'un armement sophistiqué procuré par les Etats-Unis, pour lutter contre l'URSS. Parmi ces chefs de guerre, Massoud, qui ne ressort pas vraiment comme un héros.
J'ai été aussi intéressée par le soin que semble avoir mis l'auteur à faire la distinction entre des pratiques traditionnelles patriarcales, terribles pour les femmes, mais très anciennes, et l'Islam.
Deux personnages masculins illustrent cette différence.
Un vieil Imam, qui encourage une fillette à s'instruire dans un enseignement très ouvert et le mari, détestable, mais qui est n'est pas un musulman pratiquant.
En revanche, comme pour Les Cerfs-volants, j'ai des réserves quant au dénouement. Trop américain, avec retournement de situation spectaculaire, inutile à mon goût.

mardi, 04 mars 2008

Allez Laurence !

Comme vous devez vous en douter je n'ai pas de sympathie particulière pour le MEDEF.
Mais je suis avec attention le combat engagé avec détermination par Laurence Parisot, sa présidente, contre le syndicat de la métallurgie.
J'ai eu l'occasion de connaître, à un échelon local, les pratiques de cet organisme et le moins que l'on puisse dire c'est que ce n'était pas beau.
J'ai terminé ma carrière de professeur dans un lycée d'enseignement industriel, un établissement privé où les élèves faisaient du véritable travail industriel pour les entreprises de la région.
Une école cotée et reconnue à Lyon, très appréciée des professionnels.
Mais une école qui a eu à plusieurs reprises de nombreux déboires avec le syndicat de la métallurgie, lequel a son propre centre de formation. Il supportait mal la concurrence.
Les moyens employés pour nous empêcher d'ouvrir des formations ont été aussi variés que pervers.
Je ne suis pas étonnée de ce qui leur est reproché.
J'espère que Laurence ira jusqu'au bout. Elle me rappelle Nicole Notat, autre femme dont le syndicalisme français a pu s'enorgueillir.